Photo © Bruno Boisson
Artiste

Jérémy Gobé par lui-même

Devenir artiste
« Le milieu dans lequel j’ai grandi, mon éducation, rien de tout ça ne me prédisposait à devenir artiste. Au contraire. Mais ça a déterminé la manière dont je travaille et ma carrière. Devenir artiste a été un vrai choix de vie, qui a entrainé une rupture. Et être artiste n’est pour moi pas juste une carrière, une position sociale. »

Etudes
« Quand j’ai commencé mes études d’art, je me suis tout pris dans la figure. Dans un premier temps, j’ai engrangé les informations, les pratiques. En même temps, j’ai dû gagner ma vie. J’ai été déménageur, boulanger, serveur. »

 

Valeurs
« Du coup, mes valeurs ne sont pas forcément celles qu’on peut attendre dans l’art contemporain. Elles sont plus proches de l’artisanat : le don de soi, le travail, l’application, la sueur, le fait qu’on doit mériter ce que l’on reçoit… Je suis imprégné de tout ça. »

 

Déclic
« J’ai entendu parler d’usines qui ferment, en Loraine, une région socialement dévastée car industrielle. J’ai voulu comprendre l’enjeu. Au départ, sans intention artistique. J’ai visité une usine textile fermée et suis reparti le coffre plein de tissus, du feutre, offerts par les employés. Ils m’ont dit : prends ce que tu veux, fais-en quelque chose pour qu’on continue à parler de nous. Ca a été un déclic. »
Jérémy Gobé en a tiré une œuvre, baptisée « L’adresse ».

 

Une rencontre, une rupture
« Depuis, je n’ai pas une forme particulière de travail, la vidéo ou autre. Je pars d’une rencontre, d’une rupture, de savoir-faire qui périclitent, d’objets. Mon travail consiste à trouver des formes à partir de tout ça, à en faire quelque chose de contemporain. Et j’ai énormément de chance. Les choses viennent à moi. J’ai trouvé un bac de coraux chez Emmaüs. Chaque objet m’apprend une nouvelle technique. »
Jérémy Gobé a prolongé ces coraux avec différents matériaux. L’œuvre s’appelle Corail Restauration .



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